jeudi 14 décembre 2017

Patagonie 2 : El Chalten et le Fitz Roy


Samedi 9 décembre.

Je me réveille à 6h30, notamment parceque personne n'a pensé à tirer les rideaux. Ici, c'est vraiment à l'arrache. Il n'y a pas de clefs aux portes, qui sont de toute façon ouvertes, de même pour la consigne des bagages et … la porte d'entrée.

 La nuit d'apres, je suis sortie à 5h pour voir le lever de soleil, porte ouverte, bref. En contrepartie, il y a de grand casier qu’on peut fermer à clef mais il n'empêche que le backpack reste sans protection. Je ne met rien de valeur dedans mais tout de même !!
Sinon l'ambiance est sympa, et Salvador , le jeune proprietaire, est tout seul pour tout gérer, c'est la premiere fois que je vois un staff aussi réduit.


Je traine au lit en montant une vidéo pour ma chaîne Youtube, celle sur Torres del Paine. J'appel mon chéri que je n'ai pas pu avoir la veille.
Je sors à 11h faire le tour de la ville, bien plus grand qu'El Calafate. La rue principale est également bordée de restaurants et d'agences, mais avec un coté plus charmant.



 Je repère le départ de sentier pour les randonnées, fait quelques courses. Repas, je me prépare une salade de crudité. Pas de vinaigre et d'huile, donc j'asperge le tout de sauce savora.
Je ressors pour acheter mon billet de bus pour Bariloche. Ce sera 23h de trajet, 1300km, 100e repas compris.

Puis je me rends au départ de randonnée, pour une petite marche de 3h A/R.  Chorillo del salto, une belle cascade :



C'est très plaisant, je me pose un moment pour écrire.


Ce qui est difficile à gérer ici, c'est le temps. Je ne cesse de me couvrir et me decouvrir tellement il est changeant. En partant il faisait gris, petite pluie et beaucoup de vent ; en revenant c'est chaleur et gros soleil.

De retour en ville, je m'arrête en terrasse pour un chocolat chaud et un empanadas.

Repas : salade de potiron cru, dès de « fromage » et de jambon, savora.
Dodo à 22h.



Dimanche 10 décembre.

j'avais mis le réveil à 6h30, mais j’etais déjà dans la rue, en route pour le Fitz Roy lorsque la sonnerie a retentie.



Les 3 premiers kilomètres furent difficile car pente assez abrupte mais surtout constante sur toute la distance. Mais le ciel est dégagé, la lumière plutôt belle, la température encore fraiche. Un peu trop de vent.
Mais dès 10h, la chaleur arrive et les bourrasques ne seront plus qu'anecdotiques.
Tellement ensoleillé qu'en fin de journée je reviendrai avec de gros coups de soleil sur les bras et un peu le visage. Je pensais que la Patagonie était une région froide,  je n'avais pas prévu de crème solaire !

Les paysages changent à mesure que j'avance.
De la foret ; des plaines rocailleuses, des rivières, des cascades de glaciers :



Si vous avez regardé la vidéo, (elle ne dure que 6 minutes ; et comme je n'ai pas assez de wifi pour intégrer les photos à l'article, let’s 'see it !) vous aurez vu que je me suis rallongé inutilement.

Le plus difficile fut le dernier kilomètre, la montée finale. Vraiment vraiment difficile. J'ai failli renoncer plusieures fois mais je suis contente d'être allée jusqu'au bout. La surprise fut de taille. Je n'avais pas regardé de photo lors de ma préparation de voyage et j'ai bien fait, ca m'aurait certainement enlevé l'émerveillement de cette vision sublime :


Ensuite, il a fallu redescendre. Ce ne fut pas si simple, même si j'ai été plus rapide qu'à l'aller. Mes genoux commençaient a se faire sentir (tendance a faire des tendinite malgré mes semelles orthopédiques) .

Au total, 12h de marche, 25km.
Ouep, ca ne fait que du 2km, et alors !! 😅

Il est 18h30 lorsque je rentre, et apres une bonne douche, je ressors pour aller diner avec Fanny, une backpakeuse du groupe facebook.

Soirée tres sympa, même si je ne suis pas très sûre de ce que j'avais dans mon assiette :



L'intitulé : Tortelini guanaco patagonia
Vraiment, j'aurai mangé de Lama ??? 😫

Lundi 11 décembre.

A 10h je quitte la chambre pour … la salle commune.
J'y passerai la journée. Pour reposer mes genoux (j'alternerai entre poche glacée (une banane mose au congelateur en fait 😆) et anti-inflamatoire naturel : baume du tigre rouge et HE gaultherie odorante), et parceque dehors il pleut et il vente.


Pensez à avoir de la monnaie en arrivant : il n'y a qu'un ATM qui est souvent vide. La majorité des commerçants et des auberges demandent le paiement en cash


  •  En Patagonie, les poubelles ressemblent à ceci :
     


  • et il y a beaucoup de ces petits autels rouges sur le bord des routes :







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lundi 11 décembre 2017

Patagonie 1 : El calafate; Perito moreno et Torres del Paine (Chili)

Lundi 4 décembre
Après une nuit fastidieuse (arrivé en taxi à l’aéroport, mon vol n’était qu’à 5h30 du matin.
J’ai dormi 2h sur un banc, ou assise à lire,  et le reste du temps j’étais debout car les seules prises étaient au dessus d’un comptoir. J’ai eu le temps de terminer l’article sur Buenos Aires, de trier mes photos ect

Le survol de la région d’El Calafate laisse entrevoir de superbes paysages et lorsqu’on atteri, c’est déjà magnifique.



Une vingtaine de minutes de bus (il se réserve très facilement à l’aéroport – 160pesos)  et nous voila au cœur d’El Calafate. Le chauffeur dépose chaque passager devant son hébergement, c’est bien pratique.

Je laisse mon gros sac à la consigne de l’auberge car il est 10h et mon check-in n’est qu’à 14h. Je planifie les 4 jours à venir et book les bus auprès de l’accueil. C’est le même tarif que si j’allais au terminal et en plus on vient nous chercher sur le seuil. Par contre, faut payer en cash donc je vais dans le centre pour faire un retrait et j’en profite pour visiter la ville , qui se résume (presque) à une grande avenue bordées de resto et d’agences (pour réserver des excursions et trek).


C’est coloré, animé, ca me fait penser à une station de ski.

 



En revenant, je fais quelques courses pour me cuisiner un plat pour les 2 jours à venir. A Buenos Aires mes repas ont été sommaires et chaotiques, je reprends les choses en main pour me faire des repas sains.
 J’ai été surprise d’ailleurs de voir que les gens, même de passage (mais on l’est tous) se cuisinent vraiment des repas comme à la maison. Une jeune fille avait fait des croissants au jambon, une vieille dame asiatique mijotait une soupe de poulet aux champignons noirs. Je me rends compte que les voyage au long court, il y a ce besoin de se recréer une routine, un quotidien « classique » au cœur de la vie nomade. (et puis manger en extérieur tout le temps c’est cher et ca fait prendre du poids.😋)
Moi ce sera juste des spaghetti au poivron et courgette. J’en ai fait pour 3 repas que je met au frigo avec une étiquette à mon nom, idem pour les sandwich pour l’expédition du lendemain.

14h, je prends possession des clefs.
La chambre est en apparence mieux que celle de BA car il y a des toilettes sdb. Mais là aussi … point de verrou, c’est une habitude faut croire.
Le gros point négatif, c’est qu il n’y a que 2 prises (pour 4 lits). Je chargerai mon téléphone à fond le soir dans la salle commune.
Je m’installe un peu, appel mon chéri et pars en balade.
Il y a certes la réserve écologique Laguna Nimez, mais j’ai lu que c’était surtout pour les passionnés d’oiseaux, 150 pesos. Et qu’il suffisait de longer la route pour accéder au Lago Argentino.

Je marche donc 40min, un peu en dehors des sentiers battus, c’est nettement plus «  sauvage ».
J’adore la diversité des paysages.
La montagne enneigée derrière moi, la végétation brousailleuse qui borde le lac, à ma droite c’est plus aride et rocheux


 et au bout de l’avenue, je suis subjuguée par la vue.
Une plage et cette étendue d’eau aux nuances de bleus si envoutante …



Sublime.

Et j’ai eu la chance qu’un « gaucho » passe par là, lui aussi venu admirer le paysage.



Je rentre en me protégeant du vent, puis je me pose dans la salle commune pour ma petite routine écriture et réseaux sociaux.
Repas spaghetti. Dodo à 22h. Dans ma chambre, un gars de 45 ans et un couple de français.

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Mardi 5 decembre

Petit déjeuner conséquent puis je prends le bus, direction Perito Moreno, à 1h de là. Je sympathise avec deux françaises, Catherine et Mélanie, du coup on fait la visite ensemble.
Le site est très bien organisé, avec un système de passerelles qui tournent autour du glacier, qui montent et qui descendent pour avoir un maximum de points de vue.
Les paysages sont magnifiques, sublimes :


Mes photos préférées :
 
 




Comme on a pas fait le tour en bateau, sur la première partie de la visite on a très peu eu de touristes.
Ce qui était impressionnant, outre la vue, ce sont les craquementdu glacier, parfois dans un bruit de tonnerre.
 Parfois, des éboulis ou des morceaux entiers qui se détachent et dérivent :


On rentre vers 16h, le temps de me doucher, réserver l'hébergement pour le lendemain, appeler mon chéri, me préparer et je ressors pour aller au resto avec les filles :


Je reviens à 23h30. Deux jeunes femmes sont en train de s’installer dans la chambre. Je m'endors assez vite et heureusement car une courte nuit m'attends.


Mercredi 6 décembre
Aujourd'hui, direction Chili !
Lever 4, petit dej à 5h30 (normalement c'était 6h30 mais l’auberge l'a avancé pour moi) et départ a 6h. S'en suis 6h de bus dont 1h de passage à la frontière, très fastidieux car ils scannent tous les sacs. Arrivée à Puerto Natales, je m'installe à l'auberge, vais retirer de l'argent, faire des courses



Et réserver l'excursion du lendemain pour le parc Torres del Paine ainsi que mon bus retour pour El Calafate le surlendemain.
Je déjeune à 16h, puis balade au bord de la mer :
Je visite rapidement la ville, qui manque de charme.

Mon petit rituel écriture/réseau sociaux et je m'endors vers 22h.


Jeudi 7 décembre
A cause du groupe de touristes japonais, à qui on a alloué le départ à 7h30 (retour prévu a 19h) je ne pars qu’a 8h45.
Je suis dans un groupe de 20, toute nationalité confondue.
Le parc est à 90km, le guide parle au micro pour expliquer diverses choses mais comme son accent anglais est plus que moyen et avec le bruit de la route …bref, je ne comprends pas tout.
Quelques pauses photos et ce n'est qu'à midi qu’on arrive à l'entrée du parc. Je m'en doutais mais ce n'est définitivement pas une formule qui me convient. Si encore on était arrivé dès 9h, ca aurait pu valoir le coup (et encore)  mais là c'était franchement décevant.


Du bus, des arrêts de 10 minutes pas plus.
Heureusement à la fin, on a eu 1h de quartier libre pour aller voir le Lago Grey et son petit glacier.
Les paysages n'en étaient pas moins magnifiques :










  • Conseil : pourquoi un tour de ce genre mais à compléter le jour d'après par un vrai trek ou une rando libre. Le billet est valable 2 ou 3 jours. Quitte à réserver un camping.


Tout cela me fait rentrer à 19h. Je me prépare à manger : poêlée de 3 tomates, 1 poivron, 1 piment et des tranches de salami. Pas celui rose fluo que l'on trouve en France, mais un en forme de saucisson.
Dodo a 22h.

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Vendredi 8 décembre
La gérante de l'auberge nous emmène dans son van pour nous déposer au terminal. Le bus démarre à 9h. Passage de la frontière chilienne toujours aussi long et usant. Attendre, entassé, stresser parcequ' on a un sandwich avec des légumes et de la charcuterie (interdit ! forbidden ! not allowed !)… mais comme ici il n'y a pas de scan, ca se tente. Avec succès.

6h de bus. Entourée de Japonais et d’Israéliens qui vont aussi à El Chalten. Ca me stresse un peu car je me dis que s'ils passent avant moi au guichet, je risque de ne plus avoir de place. Comme j'ai déjà réservé mon auberge pour  le vendredi soir à El Chalten, il me faut un bus !
Donc je sors du bus dans les premières et vais au stand de la compagnie dont je sais qu'ils ont un départ a 16h30. Ou 19h.

j'arrive a 19h a El Chalten, l'auberge ( « La Comarca »)… ma foi, l’image qu'on se fait d'une AdJ. En bordel partout, portes ouvertes (on ne m'a même pas donné de clefs), du bruit…
Trois nuits ici ! Et … wi fi tout pourri, mais apparemment c'est commun a toute la ville.


Pour connaitre à l'avance les horaires de bus : plataforma10
Mais  je n'ai jamais réussi à réserver en ligne.

l interdiction d' importer des aliments végétaux ou animaux d'un pays a l autre, c'est pour éviter la propagation de bactéries / larves qui sont néfastes pour l'écosystème.

Pour réserver mes logements le jour pour le lendemain, j'utilise Hostelword. J'ai télechargé l'appli, super pratique.

Je commence à fatiguer de changer ainsi de lieux très souvent. Demain, pas d'activité prévue. Course, prépa excursion des 2 jours a venir, lessive, visite de la ville. Fatiguée aussi du côté tourisme backpack de masse, surtout dans le sud où tout est payant. J'espère que ca s'améliorera en montant au nord car là, ca manque d'authenticité. C'est peut-étre aussi à moi de sortir des sentiers battus, mais ce n'est pas evident. Je pense à un workaway (mais pitié ! Pas pour bosser dans une auberge !) pour mon arrivée à Bariloche la semaine prochaine.







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lundi 4 décembre 2017

Buenos Aires en 4 jours. #CityTrip 8





Mercredi 29 novembre.
Le trajet en avion à été un peu compliqué : je ne m’attendais pas à ce qu'aucune collation ne soit servie. Sur un trajet de plus de 10h, j’espérais au moins un petit déjeuner. Bref, j'ai jeûné de mardi 21h jusqu’à mon arrivée à l'aéroport (11h30 mais le temps de passer tous les postes de contrôle, de réserver une navette et de retirer des devides, il était 13h30 quand j'ai grignoté un sandwich dans le bus.)

Lorsque je cherchais l'agence Tiendra Léon qui effectue la navette pour le centre ville (15e, 1h30), Un couple m'a abordé.  « Look, she looks lost, help Her » she said to Her husband.
Mon dieu, ai-je l'air aussi paumée que ça ?
Bref je les aient retrouvé dans le bus, on a discuté un peu. Nancy est d'origine américaine et son mari argentin parlait même un peu le français !
Ils ont voulu m'aider à prendre un taxi une fois arrivés à Retiro (quartier de la gare et des terminaux de bus) mais comme il y avait une manif à San telmo (où je réside), aucun ne voulait s'y rendre.
J'ai fini par y aller à pied, 40 minutes de marche avec mes 13 kilos sur le dos (gros+petit sac).





L’avenue du 9 de julio est une longue succession de boutiques occidentales et de chaîne de fast food. Beaucoup de monde pour un mardi après midi, et très animée, surtout avec les « cambio ! Cambio cambio cambio » claironné par des argentins qui proposent un service de change. Euro ou dollars contre des pesos argentins. Qu'on nomme plus communément « ARS ».



Je dépose mes affaires à l'auberge (Art factory San Telmo. Pas mal. Pas de verrou sur les douches, cuisine riquiqui et wifi aléatoire mais a part ca, le reste était bien) je m'accorde un pause (douche, Skype, donner des nouvelles, appeler mon chéri).




 Il est 17h, 21h en France, je ressors pour visiter le quartier, San telmo.

Et surtout pour acheter une carte Sim (chips, qu'ils disent ici) (pas trouvé mais un vendeur m'a dit où en acheter : dans une agence claro, opérateur téléphonique.).
J'achète une carte Sube, pour circuler en bus tram et métro.

Je prends quelques empanadas et une pâtisserie, j'en mange la moitié sur la terrasse de l’hostel.
Je profite du soleil (je vous ai pas dit ? Il fait 27°) pour écrire dans mon carnet de voyage et voir un peu ce que je fais le lendemain.

Je passe à la salle de bain (séparée de la chambre), puis je reste un peu dans la salle commune où se déroule un cours de Tango.


Je m'endors vers 21h, après avoir échangé un vague Holà avec ma voisine de lit.

Dans la nuit, réveillé à 3h30 par une nouvelle arrivante, je m'excuse auprès d’elle de lui avoir pris son lit (celui du bas, je préfère). She don't care.
Réveillée depuis 5h30, je regarde le trajet métro et bus pour aller à Recoleta et la Boca, mon programme de la journée.
Puis je rédige ceci, sous Word, pour le blog.

Premières impressions :
Au premier abord, ville occidentalisé. Pas de grandes différences architecturales.
Beaucoup d'agents de sécurité/police. Peut être liée à la manif du jour (dont je n'ai rien vu)
Les gens sont aidants et agréables,  partout où j'ai demandé  de l'aide j’ai été bien accueillie. Le vendeur d'empanadas à même sorti son google translator pour communiquer avec moi 😆
•       Fonctionnemment du taxi (appelé Remis ) : lever la main, mais laisser tomber si il y a déjà une personne dedans. Sinon, annoncer votre destination. À priori les courses n'excédent pas les 3 ou 4e.
Je n'ai pas eu de coup de cœur sur la ville ou l'ambiance, mais j'en ai tellement peu vu pour le moment.

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Jeudi 30 novembre


Je me réveille à 5h30. Légère prépa de mon parcours de la journée, screen des transports en prévision du fait que je n'aurai pas de connexion internet de la journée.
Petit déj à l'auberge, 3e.

Très basique, je me débrouillerai autrement pour les autres matins.

Métro, à 5 minutes à pied, ligne E, puis H direction Recolata. Il y a 6 lignes de métro mais ça va, c'est simple de se repérer. Je charge ma carte Sube au guichet, j'ai mis 100 pesos (6e), le trajet étant à 7.5p, je peux prendre métro et bus sans me priver.

Baladé dans le quartier, notamment pour trouver une carte Sim dans un magasin Claro que je n'ai jamais trouvé. J'en ai acheté une, Movistar, 4e. Le vendeur me dit que je dois aller dans un kiosko pour l' activer avec mon passeport.
Aucun des kiosko que j’ai essayé ne le faisait.
Le soir J’ai tenté de l'activer en ligne, mais ça me demande le numéro d’identité, il semblerai que ce soit une carte exclusivement pour les argentins.

Direction le cimetière de Recoleta, très réputé car énormément de personnalités connues. Dont Evita Péron, mais c'était tellement grand que je n'ai pas trouvé son tombeau.
Impressionnant, car ce ne sont que de majestueux mausolés, mais du coup ça manque de charme.




Je m'installe dans le petit parc en face du cimetière pour manger un empanadas de la veille.

Je marche vers une place qui paraît assez importante sur ma carte, en espérant qu'il y ai un large choix de bus. Bingo. Je prends le premier qui passe avec l'indication La Boca.
Il aurait dû me déposer pile dans la zone touristique mais comme il y avait des travaux, j’ai dû marcher 15 minutes hors des sentiers battus. Le quartier est certes pauvre, et dans les guides ils déconseillent de s'aventurer autour, mais je ne me suis pas sentie en insécurité, aucun regard ou comportement inquiétant.

J’arrive dans le quartier animé :


Je me balade dans les rues colorées :






Il est 14h lorsque j'ai terminé.

Je suis les bus qui passent en espérant tomber sur un arrêt de bus pour retourner dans le centre.
Je prends le premier qui se présente avec un nom de quartier « qui me parle ». Ce sera plaza de 25 mayo.



Une grande esplanade, un monument imposant. L’avenue du même nom est très chic, des ministères et des banques. J'ai pas tellement apprécié, et je commence à saturer donc je rentre à l'auberge en prenant le métro.

Il est 16h30, donc 20h30 en France donc j’en profite pour communiquer avec mon chéri et ma famille. Bénis soit skype et Messenger.
Je m'installe ensuite dans la salle commune, à côté d'une prise, pour trier mes photos, les enregistrer dans le cloud, manger une pâtisserie et mes derniers empanadas, rédiger ma journée dans mon carnet, monter la vidéo sur La Boca, tenter vainement l'enregistrement de la carte Sim, m'agacer because it doesn't work, partager mes photo sur Facebook.

Quand je reviens dans la chambre, 3 nouvelles filles ont emménagé, on est au complet. Elles partiront dans la nuit, à 4h30. Je ne me rendors pas et retranscris ma journée de la veille pour le blog.


Astuces et observations :
Se repérer dans le bus : lorsque vous n’avez pas de connexion internet, ouvrez l'appli Maps Me sur laquelle vous aurez au préalable téléchargé les cartes du pays ou de la ville. Suivez l'avancement du trajet sur la map pour savoir à peu près où descendre !



Paiement par CB : le truc étonnant (et flippant) c'est que parfois ils prennent ta carte et saisissent le numéro et le code cvc. Hein ?? Me suis renseignée, apparemment c'est une procédure courante ici, et rarement de problème de fraude. A surveiller.
Sinon, ils demandent parfois le passeport. Et ils  font toujours signer la facturette .



Impression sur ma journée :

  • J'ai bien aimé Recoleta, adoré La Boca, moins apprécié le micro-centro.



  • J'aime assez le fait de ne pas vadrouiller de 8h à 19h comme je faisais pour mes autres voyages. Je rentre plus tôt, quitte à ressortir ensuite, mais ça me laisse du temps pour faire les comptes de la journée, rédiger dans mon carnet, surfer sur les réseaux sociaux.

 Béni soit …  le wi-fi.
Ça permet aussi de ne pas s’épuiser. Je dois trouver un rythme raisonnable pour tenir les 5 mois. État d'esprit différent que dans le cadre de 10 jours de vacances. J’ai besoin de m’instaurer un semblant de  routine malgré le mode de vie nomade, et ne pas courir sans cesse, prendre mon temps.


  • Hormis le chauffeur de bus et la dame au guichet du métro, les gens sont toujours aussi souriants et aidants.



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Vendredi 1er décembre

Je pars en vadrouille dès 8h du matin, en direction de Puerto Madero, 30 minutes de marche. L'ambiance est différente , pas de touristes, seulement des argentins qui vont au travail, des enfants qui vont à l’école en blouse blanche, des fournisseurs qui apportent la marchandise aux commerçants…

Puerto Madero, ce sont les quais qui longent l'Atlantique, d' ancien dock re-aménagé.
Ce n’est désormais qu’une succession de restaurants touristiques, l’ambiance doit être animée en soirée. La promenade matinale est toutefois très agréable :





Je ne longe pas la rive d'en face, je préfère rejoindre le centre pour acheter / faire activer une carte sim Claro. Enfin !! je pourrais avoir de la connexion hors wifi ! A utiliser en cas d’urgence.

Plaza de l Arma,
Je prends le métro direction Palermo.
Quartier réputé branché animé bohème, mais franchement … je n'ai pas été séduite.
Quelques boutiques design /concept store /mode, mais comme le shopping ce n'est pas mon truc…
Midi et pourtant l'ambiance était grise et tristoune.



Plaza de Italia, un gros rond point quoi. Le parc botanique est plaisant, je l'ai juste traversé avant de rejoindre la place Cardoza, un peu plus animée car il s'y tient une Féria  (marché d’artisanat local).

Je ne suis pas inspirée par les restau, je commence à avoir faim pourtant. Je jette mon dévolu sur … des empanadas. Sérieux, j'en fais une cure !! Et une banane.

Je trouve une banque (béni soit Maps Me) , retire 3000 pesos (150e). Mon premier retrait de 100e était quasi épuisé, car je ne m'attendais pas à devoir payer l'auberge en liquide.

Je marche une demi-heure pour rejoindre le métro et à 14h je suis de retour à l'auberge.
Avec un sentiment de lassitude, de culpabilité de ne pas avoir envie de visiter autre chose (même si mine de rien j'ai marché 6h d'affilée.)
Mais au final je profite de la terrasse de l'auberge, soleil et 27°.
Rédaction carnet de voyage, appel de mon chéri, sauvegarde des photo ect.

Je ressors à 20h rejoindre 2 backpakeuses, une parisienne et une belge, Cyrielle et Stéphanie. C’était vraiment sympa de discuter de nos projet de voyage et de nos premières impressions.
Resto traditionnel DesNivel. Stand de grillade à l’entrée. Beaucoup de choix, quasi uniquement de la viande. Service agréable. Beaucoup de monde donc bruyant.



Mon plat : Lomo sauce masala. 269 pesos (13e)
Les filles continuent la soirée bar+club tandis que je préfère rentrer, 22h30, 8 minutes à pied.


Observation de la journée :
En allant vers Puerto Moreno, 8h30 du matin, un voleur à l’arraché. Qui repartira bredouille. Je tenais visiblement mon téléphone trop fort.

Supermarché : quasi monopole pour Dià. Quelques Carrefour Market. Et plein de kiosko  (sorte d'épicerie qui font aussi rechargé de carte de transport ou de sims card).
Le lait se vend en poche plastique et ils sont fans de sachets tang ou assimilé.





Partout dans la ville, ces magnifiques arbres fleuris. Comme un hanami argentin.
Ce sont des Jararandas.



Je ne saurai pas expliquer pourquoi mais je trouve que Buenos Aires est un ville fatigante. Peut-être parce que je ne la trouve pas assez dépaysante (trop occidentale), j'ai l'impression de passer à coté de quelque chose, de ne pas l’apprécier à sa juste valeur ; pas d'en avoir fait le tour mais de ne pas avoir envie d'approfondir.
Si je n'avais pas déjà réservé mon avion pour le sud de l'Argentine, je serai partie un jour plus tôt.


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Samedi 2 décembre
Je discute rapidement avec la fille qui est arrivée cette nuit. Une mexicaine en vacances ici pour une semaine.
Je me rends à 10h30 à la Plaza san martin pour me joindre à un groupe de free walking tour.
J’y retrouve la mexicaine, on fera une partie de la visite  ensemble.






La visite est intéressante, sur la thématique de l’évolution architecturale de Buenos Aires à travers l’histoire contemporaine (évènement économique, politique, migration  … ). Ca a duré 4h par contre, je commençais à saturer, pas évident de rester concentrée pour comprendre tout ce qu’il disait. Heureusement son anglais était clair et il parlait distinctement.




Je fais un tour au marché (feria) de recolata avant de rentrer. A 15 je suis à l’auberge, hop, ma petite routine.

 Je ressors à 19h avec l’idée de manger dans un restaurant du quartier, mais les deux que j’ai vu étaient fermés.
Et autant la veille, plus au sud, rentrer tard, ca allait (du monde, festif …) , autant là je n’étais pas à l’aise et j'ai préféré rentrer vite.
Repas : bananes  et cake.

Dimanche 3 décembre
Réveillée a 6h . A 10h je fais le check out et je laisse mon gros sac à la réception ; mon vol n’étant que le lendemain matin a 5h, je "dors" à l’aéroport mais je peux squatter les parties communes de l’hostel jusqu’à minuit. Et heureusement, car après mon petit tour  à la féria de San Telmo, il s’est mis à pleuvoir non stop.









Bilan :
Buenos Aires n’est pas une ville déplaisante, mais je l’ai trouvé fatiguante. Pas assez dépaysante.
Trois jours auraient été suffisants.

A l'heure où je termine cet article, 21h45, je suis à l'aéroport (ils ont un wi-fi d'enfer. J'ai chargé une vidéo Youtube en même pas 2 minutes :



Je décolle à 5h40 (oui, encore 7h d'attente) pour El Calafate en Patagonie.